Romain Follain ouvre son palmarès
- 13 mai
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Romain Follain ©DLG Créations
Fils de l'ancien jockey et entraîneur Jérôme Follain, Romain qui aura 23 ans le 22 mai prochain, vient d'ouvrir son palmarès ce dimanche 3 mai sur l'hippodrome du Haras du Pin pour sa 1ère participation en cross, discipline où son papa excellait tant en tant que jockey qu'en tant entraîneur, pour le compte de Jérôme Zuliani. Romain a bien voulu se confier à mon oreille pour permettre à tous de découvrir ce passionné de la 1ère heure...

Romain Lemière, Rowan Gabard, Romain Follain et Corentin Le Guével ©DLG Créations
Piqué par le virus dès son plus jeune âge (quoi de plus normal lorsque l'on est fils et neveu d'entraîneur de chevaux), Romain monte à cheval depuis l'âge de 10 ans. Copain de Léo-Paul Bréchet depuis qu'il a 2 ans, les 2 manchois ont toujours eu cette envie de monter en courses lorsque l'âge leur permettrait. Si Léo-Paul Bréchet à de suite franchir cette étape dès qu'il eu pu, Romain a repousser l'échéance, suite à un "contre-temps" l'ayant fait, comme il le dit lui-même, "totalement tourné le dos au monde du cheval que je ne voulais plus en entendre parler".
Léo-Paul passant Gentleman-Rider, l'envie de suivre son copain et se réintéresser aux courses refait ainsi surface. Romain revient donc sur les hippodromes comme la passion, à la vitesse du galop si tentait de dire et au cours d'une invitation chez son copain d'enfance, Romain eu "la malchance" de retraîner dans une cour de boxes, celle de Pascal Journiac pour l'occasion. Telle une étincelle sur la paille, le feu sommeillant en Romain repris. Rentrant chez lui, il se tourna vers un ami de la famille, Jérôme Zuliani, pour lui demander si celui-ci accepterait de le faire monter à l'entraînement, pour le plaisir, lors de son jour de repos. Après 4 ans sans monter, le feu reprenant de plus belle, voilà Romain remontant tous les matins avant de rejoindre la salle du "Grenier", restaurant de Dragey-Ronthon (50) où il occupe une place de serveur. L'idée d'enfiler breeches et bottes renaît et c'est comme cela qu'en mars 2025, Romain se présente au stage d'obtention de la la licence de Gentleman-Rider et reçoit le sésame.
Si Jérôme Zuliani lui a beaucoup apporté pour avoir un niveau convenable, il n'oublie pas non plus de remercier Armel Le Clerc, autre entraîneur de Dragey lui faisant confiance le matin et lui apportant les meilleurs conseils possibles. "J'ai énormément de chance d'avoir plein de bienveillance et de bons conseils de la part de très nombreux professionnels du milieu et ça, je le dois à mon père, c'est grâce à lui que je connais tous ces professionnels qui m'ont vu grandir. Aujourd'hui, je prends énormément de plaisir à monter en courses et encore plus en obstacles, c'est un rêve qui se concrétise."

Romain et St Régis Olivier à la descente du volpum ornais ©DLG Créations
Etrennant sa licence en plat le 20 avril 2025 sur l'hippodrome de Fougères, Romain découvre les obstacles 1 an après, le 1er mars 2026, goûtant malheureusement le gazon de l'hippodrome de Saint-Brieuc. Allant de fortunes diverses tout en "faisant prendre de l'argent", aux chevaux que l'on confiait, par 7 fois en 16 tentatives, le graal survient ce 3 mai sur l'hippodrome du Haras du Pin, alors que Romain découvrait, en compétition, la discipline du cross. Associé à St Régis Olivier, élève de Jérôme Zuliani et déjà lauréat sur le parcours, Romain "filoche" tout le long du parcours pour ne venir faire son effort qu'à l'amorce du dernier tournant et rejoindre entre les " 2 der' " Joly Girl, un temps pressentie pour la victoire.

St Régis Olivier et Romaon filent vers la victoire ©DLG Créations
Ayant pris l'ascendant sur cette dernière au saut de la dernière haie, Romain contenait la veine attaque de Joly Girl, reléguant cette dernière à 2 longueurs et demie. Au passage du poteau, le poing serré montrait toute la satisfaction de "devoir accompli" et rejoindre les traces de son père, lauréats à 2 reprises du Grand Cross du Haras du Pin avec Roy de Pique en 1991 et 1992 pour le compte du regretté Luc Bellet, disparu le week-end précédent.

Concrétisation du rêve, la victoire, le poing serré en signe de satisfaction ©DLG Créations
Si aujourd'hui Romain est en selle, c'est un peu grâce à son copain Léo-Paul (présent et victorieux lui aussi ce dimanche 3 mai sur l'hippodrome ornais), mais aussi à Jérôme son papa, Jérôme Zuliani, Armel Le Clerc et bien d'autres professionnels qui l'entourent et l'encouragent. Comme il le dit lui-même "ma situation actuelle avec mon boulot de serveur et ma passion en tant que Gentlemen-Rider est idéale. Je prends cette année 2026 comme une année d'apprentissage et tester mon niveau. On verra ce que l'avenir me réserve mais je ne m'interdis rien...". Pour déconnecter de ses journées bien remplies, Romain aime prendre du bon temps avec ses proches, faire du vélo, lire, jouer aux jeux de société et vidéo et tout cela l'aide beaucoup à se ressourcer.

Photo "de famille" avec Léo-Paul Bréchet et la famille Zuliani (Jérôme, Angelo et Blandine)
Félicitations Romain pour cette 1ère qui n'en restera pas là et merci du temps accordé pour écrire la 1ère page de ta carrière.







L’histoire de Romain Follain est fascinante et soulève plusieurs réflexions sur la transmission de la passion familiale. Il est intéressant de voir comment la volonté de réussir et de se réintégrer dans un milieu connu peut influencer un parcours. La mention de Roobet dans le contexte des paris peut également jeter un éclairage sur les enjeux financiers entourant le sport équestre, où la chance joue un rôle crucial, tout comme le talent et l'entraînement. La synergie entre ces éléments peut déterminer le succès.